La ferme de la Basse Cour se situe sur le hameau d'Arnouville, commune de Gommerville, dans le département de l'Eure & Loir (28), au coeur de la région naturelle de Beauce. Elle doit son nom à la présence du château d'Arnouville (15e et 18e siècles) dont elle était dépendante ; le nom de Basse Cour est à opposer à la Haute Cour du château.

Sa superficie (terres cultivées comprises) avoisine les 175 Ha. Le sol se décompose en une couche limono argileuse posée sur le calcaire de Beauce.

 
   

La ferme aurait été construite à la même époque que le château.

 
     
  La ferme de 1920 à 1960  

La ferme était alors composée d'une vingtaine de personnes : un berger, un vacher, 4 charretiers, un ménage pour la cuisine, des hommes de cour, des hommes de batteries pour la moisson.... Tout ce monde était nourri et logé dans la ferme. La ferme vit alors en auto alimentation : la moitié des cultures servait à nourrir hommes et animaux.

La ferme comptait bon nombre d'animaux : entre 8 et 10 vaches, 12 percherons, 200 à 300 moutons, des cochons, des volailles,...

Avant la guerre de 40, les moissons se faisaient avec une faucheuse tirée par des chevaux. Les gerbes étaient relevées par les femmes puis emmenées près de la ferme pour en faire des meules ; meules qui étaient ensuite battues en hiver.

De nombreux pigeons étaient élevés dans le pigeonnier pour les besoins du châtelain qui organisait des tirs aux pigeons les jours de chasse. Le pigeonnier comporte 1000 trous (ou nids, appelés aussi boulins) qui correspondent aux 1000 hectares que possédait le châtelain.

Les premiers tracteurs arrivent vers 1939. Peu à peu ils chassent les percherons des fermes de Beauce. L'Eure et Loir est l'un des premiers départements à se mécaniser.

En 1959, Dominique et Andrée Garros reprennent la ferme de 140 ha et font leur première moisson en 1960.

 

     
  La ferme de 1960 à nos jours  

En 1960, le matériel agricole se limite à des tracteurs à deux roues motrices et des bennes de 5-6 tonnes seulement, ainsi que d'autres petits outils.

En 1962, construction d'un F4 dans le jardin potager pour les ouvriers. Ces derniers ne sont donc plus logés et nourris par la ferme.

En 1963, de grands travaux sont entrepris dans les bâtiments et dans l'habitation.

On fore un puits d'irrigation en 1965, dans la ferme. 70 ha sont couverts par l'irrigation à l'aide de tuyaux enterrés. Les premiers enrouleurs pour l'irrigation sont achetés en 1973.

Dans les années 70, les légumes verts sont introduits (pois, haricots, flageolets) sous contrat avec la maison Bonduelle. L'introduction de la betterave en 1970 impliquera l'achat de tracteurs quatre roues motrices et des remorques d'un tonnage supérieur (10 à 12 tonnes).

En 1979, 30 ha de terre sont ajoutés aux 140. Pascal Garros, fils de Dominique exploitant actuel de la ferme, signe son premier bail. En 1980, un second remembrement est organisé par la commune. Création d'une EARL.

Depuis 1991, Pascal et Claire Garros reprennent la ferme de la Basse Cour, succédant à Dominique, parti à la retraite.

En 1998, début de la conversion à l'agriculture biologique. Elle sera achevée en 2011.

Le passage au Bio nous tourne vers de nouvelles cultures comme la luzerne, le soja, le lin les féveroles, les plantes aromatiques, les lentilles, l'avoine, le triticale...

En 2008, abandon de la culture des betteraves sucrières et démarrage de la production de betteraves rouges bio sur 2 ha.

Depuis 2009, la ferme est un lieu de distribution hebdomadaire de légumes bio produits par Damien Leroy, maraîcher de Lhopiteau-Voves.

Plantation d'un verger en 2009.

Démarrage d'un rûcher en 2011.

Arrêt de la production de betteraves rouges en 2012.

 

 

Merci à Dominique Garros et à sa bonne mémoire

 

© la basse cour - 2006 - mise à jour février 2013